Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin ou MICI regroupent deux maladies inflammatoires chroniques du tube digestif :
- la maladie de Crohn ;
- la rectocolite hémorragique (RCH).
Ces maladies résultent d’une inflammation persistante de la paroi intestinale liée à un dérèglement du système immunitaire chez des personnes génétiquement prédisposées, sous l’influence de facteurs environnementaux. Elles évoluent par périodes de poussées et de rémission.
Quels sont les symptômes ?

Les symptômes varient d’une personne à l’autre mais peuvent comprendre :
- diarrhée persistante, parfois avec du sang
- douleurs abdominales avec parfois de la fièvre
- fatigue importante
- perte de poids.
Quel est le rôle du laboratoire de biologie médicale ?
Le laboratoire joue un rôle essentiel dans l’orientation diagnostique et le suivi des MICI. Les analyses biologiques ne permettent pas, à elles seules, de confirmer le diagnostic, mais elles apportent des informations indispensables.
Les principaux examens biologiques sont :
- NFS (Numération Formule Sanguine) : recherche d’une anémie ou d’une augmentation des globules blancs.
- CRP et VS : mise en évidence d’un syndrome inflammatoire.
- Bilan nutritionnel : dosage du fer, de la ferritine, de la vitamine B12, des folates ou de l’albumine afin de rechercher des carences.
- Calprotectine fécale : marqueur d’inflammation intestinale. Un taux élevé oriente vers une maladie inflammatoire digestive et permet de distinguer plus facilement une MICI d’un trouble fonctionnel intestinal comme le syndrome de l’intestin irritable.
Comment est posé le diagnostic ?
Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments :
- les symptômes et l’examen clinique ;
- les analyses de sang et de selles ;
- une coloscopie avec biopsies, qui constitue l’examen de référence ;
- si nécessaire, des examens d’imagerie (IRM ou scanner) pour évaluer l’étendue des lésions.
Aucun examen isolé ne permet de confirmer une MICI. Le diagnostic est établi en combinant les résultats cliniques, biologiques, endoscopiques et histologiques.
Le suivi biologique
Une fois le diagnostic établi, les examens biologiques permettent de :
- surveiller l’activité de la maladie. La calprotectine fécale est aujourd’hui un examen de référence en biologie médicale pour orienter le diagnostic des MICI et assurer leur suivi.
- évaluer l’efficacité des traitements ;
- dépister d’éventuelles carences ou complications ;
- adapter la prise en charge médicale.


